Partager l'article ! PORTE PAR LA LUMIERE: Méditation L’un des plus grands prédicateurs pour notre temps (1676-1751) SAINT L ...
Professeur de Lycée
Professionnel, du
Génie Civil.
Académie de Grenoble
France.
Le Seigneur m'a accordé
le don de prophétiser, et
recouvert de Lumière pour
en témoigner.
Paix, Amour et Lumière.
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LA LIBERTE
La prison et la chair n’enlèvera jamais la liberté.
La liberté est toute intérieure, elle ne consiste pas à pouvoir se déplacer pour réaliser les contraintes extérieures. Beaucoup de gens pensent qu’ils peuvent voyager et se déplacer où ils veulent, mais en réalité, ils ne sont pas des enfants de la liberté, ils sont les esclaves et les enchaînés volontaires d’un monde moderne.
Jésus en est la preuve même, emprisonné aux yeux des hommes, contraint de ne plus se déplacer où il voulait, les coups de fouets, les mépris et les humiliations, et malgré toutes ces entraves extérieures, ils n’ont pas pu atteindre et détruire sa faculté et sa volonté libre. La liberté n'est donc pas liée aux entraves ou aux contraintes extérieures. Elle est cette capacité de donner ou de refuser le consentement intérieur. Toute la question est là: l'être humain est-il libre intérieurement ? Est-ce possible que l'être humain soit lié par d'autres forces déterminées qui l'empêchent de choisir librement ses actions ou ses pensées, qui l'empêchent de se réaliser comme être humain libre ? Autrement dit, est-ce que la volonté humaine, éclairée par la Lumière, possède le pouvoir de choisir l'action à faire ou à poser, possède-t-il la capacité de choisir ceci plutôt que cela ? Jésus nous prouve et nous affirme, dans son existence concrète et par ses actes, que cela est possible.
Méditation
L’un des plus grands prédicateurs pour notre temps (1676-1751)
SAINT LÉONARD DE PORT-MAURICE
Sermon sur le petit nombre des élus
Je
connais Spirituellement ce grand prédicateur qui a passé quarante quatre années de sa
vie à parcourir toute l’Italie. Il prêcha sur la place Navona à Rome, même en présence de benoît XIV. Ce prédicateur était Accompagné de la
Lumière du Christ. Il a accompli sa mission à pied, sans chaussures, le bâton à la main. Ses sermons attirés le peuple, ils n’étaient pas
« à base de belles paroles, mais de belles vérités, avec des mots simples, familiers pour être compris des plus rustres et des plus lourdauds sans pour autant lasser les plus
intelligents ». Partout où il
se présentait la foule accourait, elle était si nombreuse qu’elle s’agglutinait jusque sur les toits. Il disait : « Soyez prêts à combattre l’enfer jusqu’à votre dernier souffle. » Benoît XIV
l’appelait « le grand chasseur du Paradis ». Parce qu’il était une figure apostolique célèbre et très
populaire.
L’un des
plus célèbres sermons de saint Léonard de Port-Maurice était celui du petit nombre des élus. Dans ce sermon – qui fut soumis à examen canonique, comme ses autres écrits, au cours du procès de canonisation –, il passe en revue les différents états de vie des Chrétiens et conclut au petit nombre – relatif – de ceux qui se sauvent, la comparaison étant faite sur la totalité des hommes.
Le
lecteur méditera lui-même sur ce texte remarquable qui a mérité l’approbation de l’Église.
Voici donc le sermon vibrant et émouvant du grand missionnaire
Ce
qui remplit d’effroi les plus grands saints.
Sermon pour le mardi après le quatrième dimanche de Carême « Du nombre des élus », extrait du livre Sermons du bienheureux Léonard de Port Maurice (traduit de l’italien par Ch. Sainte Foy), pp. 134 à 161.
Celui qui se damne, se damne par sa propre malice.
II. Mes frères, je voudrais, à cause de l’amour que je vous porte, pouvoir vous rassurer par les pronostics d’un bonheur éternel, en disant à chacun de vous : le paradis vous est assuré ; le plus grand nombre des chrétiens se sauvent, vous vous sauverez donc aussi. Mais comment puis-je vous donner cette douce assurance, si, ennemis de vous-mêmes, vous vous révoltez contre les décrets de Dieu ? J’aperçois en Dieu un sincère désir de vous sauver, mais je vois en vous une inclination décidée à vous perdre…Voici donc deux vérités très importantes. Si la première vous effraie, ne vous en prenez pas à moi, comme si je voulais resserrer pour vous le chemin du ciel. Car je veux être neutre dans cette question : prenez-vous en plutôt aux théologiens et aux Pères de Église, qui, à force de raisons, vous imprimeront cette vérité dans le coeur. Si vous êtes détrompés par la seconde, rendez-en grâce à Dieu, qui ne veut qu’une chose, c’est que vous Lui donniez entièrement vos coeurs. Enfin si vous me forcez à dire clairement ce que je pense, je le ferai pour votre consolation.
Ce
n’est pas une curiosité, mais une précaution.
Ce n’est pas une vaine curiosité, mais une précaution salutaire, de faire retentir du haut de la chaire certaines
vérités qui servent merveilleusement à réprimer l’insolence des libertins, lesquels, parlant toujours de la miséricorde de
Dieu et de la facilité de se convertir, vivent plongés dans toute sorte de péchés et dorment en assurance dans le chemin de la
perdition. Pour les détromper et les réveiller de leur torpeur, examinons aujourd’hui cette grande question : le nombre des chrétiens qui se sauvent
est-il plus grand que celui des chrétiens qui se perdent ?
Âmes pieuses, retirez-vous, ce sermon n’est pas pour vous : il a uniquement pour but de réprimer l’orgueil de ces libertins qui,
chassant de leur coeur la sainte crainte de Dieu, se liguent avec le démon, lequel, au sentiment d’Eusèbe, perd les âmes en les
rassurant “ immittit securitatem ut immittat perditionem ”. Pour résoudre ce doute, mettez d’un côté tous les Pères de Église, tant grecs que latins, de l’autre les théologiens les plus
savants, les historiens les plus érudits et placez au milieu la Bible exposée au regard de tous. Écoutez donc, non ce que je vais vous dire, car je vous ai déclaré que je ne
voulais pas prendre moi-même la parole ni décider la question, mais ce que vous diront ces grands esprits, qui servent comme de phares dans Église de Dieu, pour éclairer les autres afin qu’ils
ne manquent pas le chemin du ciel. De cette manière, guidés par la « triple Lumière de la
foi, » de l’autorité et de la raison, nous pourrons résoudre sûrement cette grave question.
Remarquez bien qu’il ne s’agit pas ici du genre humain tout entier, ni de tous les catholiques sans distinction, mais seulement des catholiques adultes, qui, ayant le libre arbitre, peuvent coopérer à la grande
affaire de leur salut.
Je me contenterai de citer ici Suarez qui, après
avoir consulté tous les théologiens, après avoir étudié attentivement la question, a écrit ces mots : « Le
sentiment le plus commun tient que parmi les chrétiens il y a plus de réprouvés que de prédestinés ». Que si, à l’autorité des théologiens,
vous voulez joindre celle des Pères grecs et latins, vous trouverez que presque tous disent la même chose. C’est le sentiment de saint Théodore, de saint Basile, de saint Ephrem, de saint Jean Chrysostome.
C’était une opinion commune parmi les Père Grecs que cette vérité avait été expressément « Révélée » à saint Siméon Stylite et que c’était pour assurer l’affaire de son salut qu’il s’était décidé, par suite de cette « Révélation, » à vivre debout pendant quarante ans sur une colonne, exposé à toutes les injures du temps, modèle pour tous de pénitence et de sainteté.
Consultez maintenant les pères latins, et vous entendrez saint Grégoire vous dire en termes clairs : « Beaucoup parviennent à la foi, mais peu au Royaume céleste ». « Il en est peu qui se sauvent », dit saint Anselme, et saint Augustin dit plus clairement encore : « Il en est donc peu qui se sauvent en comparaison de ceux qui se perdent ».
Le plus terrible cependant est saint Jérôme
qui, sur la fin de sa vie, en présence de ses disciples, prononça cette épouvantable sentence : « Sur cent
mille, dont la vie a toujours été mauvaise, vous en trouverez
un à peine qui mérite l’indulgence ».
Témoignages de l’Écriture.
III. Mais pourquoi chercher les opinions des Pères et des théologiens, lorsque la Sainte Écriture
tranche si clairement la question ? Parcourez l’Ancien et le Nouveau Testament, et vous y trouverez une multitude de
figures, de symboles et de paroles qui font ressortir clairement cette vérité : il en est très peu qui se sauvent. Au temps de Noé, tout le genre humain fut submergé par le déluge, et huit personnes seulement furent sauvées dans l’arche. « Or, cette arche, dit saint Pierre, était la figure de Église », « et ces huit personnes qui se sauvent, reprend saint Augustin,
signifient qu’il y a très peu de chrétiens de sauvés, parce qu’il en est très peu qui
renoncent sincèrement au siècle, et que ceux qui n’y renoncent que de parole n’appartiennent point au mystère représenté par cette arche ».
La Bible nous dit encore que deux Hébreux
seulement sur deux millions entrèrent dans la terre promise après la sortie d’Egypte ; que quatre personnes
seulement échappèrent à l’incendie de Sodome et des autres villes infâmes qui périrent avec elle. Tout cela signifie que le nombre
des réprouvés, qui doivent être jetés au feu comme de la paille, l’emporte de
beaucoup sur celui des élus que le Père céleste doit ramasser
un jour comme un froment précieux dans ses greniers.
Je n’en finirais point, s’il me fallait exposer ici toutes les figures par lesquelles les Livres saints confirment cette vérité : contentons-nous d’écouter l’oracle vivant de la sagesse incarnée. Que répondit Notre-
Seigneur à ce curieux de l’Évangile qui Lui demandait : « Seigneur, y en aura-t-il peu à se sauver ? » Garda-t-Il le silence ?
répondit-Il, en hésitant ? dissimula-t-Il sa pensée, dans la crainte d’effrayer la foule ? Non : interrogé
par un seul, Il s’adresse à tous ceux qui étaient présents. Vous me demandez, leur dit-Il, s’il en est peu
qui se sauvent. Voici ma réponse : « Efforcez-vous d’entrer par la porte
étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à
entrer et ne le pourront ».
Qui parle ici ! C’est le fils de
Dieu, la vérité éternelle, qui dit plus clairement encore dans une autre occasion : « Beaucoup sont
appelés, mais peu sont élus ». Il ne dit pas : tous sont appelés, et entre tous les hommes peu sont élus.
Mais il dit : Beaucoup sont appelés, c’est-à-dire, comme l’explique saint Grégoire, qu’entre tous les
hommes, beaucoup sont appelés à la vraie
foi, mais parmi eux il en est peu qui se sauvent. Ces paroles, mes frères, sont de Notre-Seigneur Jésus- Christ ; sont-elles claires ? Elles sont vraies. Dites-moi maintenant s’il est possible d’avoir la
foi dans le coeur, et de ne pas trembler.
Examen des divers états.
IV. Ah ! je m’aperçois qu’en parlant ainsi de tous en général, je manque mon but : appliquons donc cette
vérité aux divers états, et vous comprendrez qu’il faut ou renoncer à la raison, à l’expérience, au sens
commun des fidèles, ou confesser que le plus grand nombre des catholiques se perd. Y a-t-il au monde un
état plus favorable à l’innocence, où le salut semble plus facile, et dont on ait une plus haute idée que
celui des prêtres, qui sont les
lieutenants de Dieu ? Qui ne croirait, au premier abord, que la plupart d’entre eux sont non seulement bons, mais encore parfaits ; et cependant je suis
saisi d’horreur, lorsque j’entends un saint
Jérôme avancer que, quoique le monde soit plein de prêtres, il en est à peine un sur cent qui vive d’une manière
conforme à son état ; lorsque j’entends un serviteur de Dieu attester qu’il a appris par « Révélation » que le nombre de prêtres qui tombent journellement en enfer est si grand, qu’il ne lui semblait pas possible qu’il en restât autant sur la terre : lorsque j’entends saint Chrysostome s’écrier les larmes
aux yeux :
« Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de prêtres qui se sauvent, mais je crois au
contraire, que le nombre de ceux qui se perdent est bien plus grand
». Regardez plus haut encore
; voyez les prélats de la Sainte Église, les curés ayant charge d’âmes : le
nombre de ceux qui se sauvent parmi eux est-il plus grand que le nombre de ceux qui se perdent ? Écoutez
Cantimpré ; il vous racontera un fait, ce sera à vous d’en tirer les conséquences. Un synode se tenait à
Paris : un grand nombre de prélats et de curés à charge d’âmes s’y trouvèrent ; le roi et les princes
vinrent encore ajouter par leur présence à l’éclat de cette assemblée.
Un célèbre prédicateur fut invité à prêcher ; et pendant qu’il préparait son sermon, un horrible démon lui apparut, et lui dit : « Laisse de côté tous tes
livres ; si tu veux faire un sermon utile à ces princes et à ces prélats, contente-toi de leur dire de notre
part : « Nous, princes des ténèbres, nous vous rendons grâce, à vous princes, prélats et pasteurs des âmes, de ce que, par votre négligence, le plus
grand nombre des fidèles se perd ; aussi nous nous réservons de vous récompenser de cette faveur, quand vous serez avec nous en enfer ».
Malheur à vous qui commandez aux autres : s’il en est tant qui se damnent par votre faute, que sera-ce de vous ? Si parmi ceux qui sont les
premiers dans Église de Dieu il en est peu qui se sauvent, que deviendrez-vous ? Prenez tous les états, tous les sexes, toutes les conditions, maris, femmes, veuves, jeunes filles, jeunes gens, soldats, marchands, artisans, riches, pauvres, nobles, plébéiens ; que dirons-nous
de tous ces gens qui vivent si mal d’ailleurs ? Saint Vincent Ferrier vous montrera par un fait ce que vous
devez en penser.
Il rapporte qu’un archidiacre de Lyon, ayant renoncé à sa dignité et s’étant retiré dans un désert pour y faire pénitence, mourut le même jour et à la même heure que saint Bernard. Apparaissant à son évêque après sa mort, il lui dit : « Sachez, Monseigneur, qu’à l’heure même ou j’ai expiré trente-trois mille personnes sont mortes. Sur ce nombre, Bernard et moi nous sommes montés au ciel sans délai, trois sont entrés au Purgatoire, et tous les autres sont
tombés en enfer ».
Nos chroniques racontent un fait plus épouvantable encore. Un de nos religieux, célèbre par sa doctrine et sa sainteté, prêchant en Allemagne, représenta avec tant de force la laideur du péché impur qu’une femme tomba morte de douleur à la vue de tout le monde. Puis, revenant à la vie, elle dit : « Lorsque j’ai été
présentée au Tribunal de Dieu, soixante mille personnes y
arrivaient en même temps de toutes les parties du monde ; sur ce nombre, trois ont été sauvées en passant
par le purgatoire, et tout le reste a été damné ».
O abîme des jugements de Dieu ! De trente-trois mille, cinq seulement
se sauvent ! De soixante mille il n’y en a que trois qui vont au
ciel ! Pécheurs qui m’écoutez, de quel nombre serez-vous ?... Que dites-vous ?... Que pensez-vous ?...
Les deux chemins.
V. Je vois que presque tous vous baissez la tête, saisis d’étonnement et d’horreur. Mais déposez votre stupeur, et au lieu
de nous flatter, tâchons de retirer de notre crainte quelque avantage. N’est-il pas vrai
qu’il y a deux voies qui conduisent au ciel, l’innocence et le
repentir ? Or, si je vous démontre qu’il en est très peu qui prennent l’une de ces deux routes,
vous conclurez en hommes raisonnables qu’il en est très peu qui se sauvent. Et pour en venir aux preuves,
quel âge, quel emploi, quelle condition trouverez-vous où le nombre des méchants ne soit pas cent fois plus
considérable que celui des bons, et de qui l’on puisse dire : « Les Bons y sont rares et les méchants très
nombreux » ?
On peut dire de notre temps ce que saint
Salvien1 disait du sien : il est plus facile de trouver une multitude
innombrable de pécheurs plongés dans toute sorte
d’iniquités que quelques innocents. Combien y en a-t-il, parmi les serviteurs, qui soient entièrement probes et fidèles dans leur office ? Combien, parmi les marchands, qui soient justes et équitables dans leur commerce ? Combien, parmi les artisans, qui soient exacts et véridiques ? Combien, parmi les négociants, qui soient désintéressés et sincères ? Combien, parmi les gens de loi, qui ne trahissent pas l’équité ? Combien de soldats qui ne foulent pas aux pieds l’innocence ? Combien de maîtres qui ne retiennent pas injustement
le salaire de ceux qui les servent ou qui ne cherchent pas à dominer leurs inférieurs ?
Partout les
bons sont rares et les méchants nombreux. Qui ne sait qu’aujourd’hui il y a tant de libertinage parmi les
jeunes gens, tant de malice parmi les hommes mûrs, tant de liberté parmi les jeunes filles, de vanité chez
les femmes, de licence dans la noblesse, de corruption dans la bourgeoisie, de dissolution dans le peuple,
tant d’impudence chez les pauvres, que l’on peut dire ce que David disait de son temps : « Tous ensemble se
sont égarés... Il n’en est pas qui fasse le bien, pas même un seul » (Ps. XIII et LII).
Nous sommes arrivés, hélas ! à ce déluge universel de vices prédit par Osée : Maledictum et mendacium et furtum et adulterium inundaverunt. Parcourez les rues et les places, les palais et les maisons, les villes et les campagnes, les tribunaux et les cours, les temples de Dieu même : où trouverez-vous la vertu ? « Hélas ! dit saint Salvien, à l’exception
d’un très petit nombre qui fuient le mal, qu’est-ce que l’assemblée des chrétiens, sinon une sentine de tous
les vices ? »
On ne trouve partout qu’intérêt, ambition, gourmandise et luxe. La plus grande partie des hommes n’est-elle pas souillée par le vice impur, et saint Jean n’a-t-il pas raison de dire que le monde, si l’on
peut appeler ainsi quelque chose d’aussi immonde, est tout entier posé dans le mal ? Ce n’est pas moi qui
vous le dis, c’est la raison qui vous force à croire que parmi tant de gens qui vivent si mal, il en est très
peu qui se sauvent.
Dieu, Père Juste.
VIII. Ôtez-vous donc des yeux ce bandeau dont vous aveugle l’amour-propre, et qui vous empêche de
croire une vérité aussi évidente, en vous donnant les idées les plus fausses sur
la justice de Dieu. « Père juste ! Le monde ne Vous connaît point », dit Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il ne dit pas
Père tout-puissant, Père très bon, miséricordieux, Il dit : « Père juste »,
pour nous faire entendre que de tous les attributs de Dieu, il n’en est aucun qui soit moins connu que Sa justice, parce que les hommes
refusent de croire ce qu’ils craignent d’éprouver.
Ôtez donc
le voile qui vous bouche
les yeux, et dites avec
larmes : Hélas ! Le plus grand nombre des catholiques, le plus grand nombre des habitants de ce lieu, et peut-être même de cet auditoire, sera damné. Quel sujet mérite plus vos larmes ? Le roi
Xerxès, voyant du haut d’une colline son armée composée de cent mille soldats rangés en ordre de bataille et considérant que de tout cela il n’y aurait pas un seul homme vivant dans cent ans, ne
put retenir ses larmes. N’avons-nous pas bien plus de raison de pleurer en pensant que, de tant de catholiques, le plus grand nombre sera damné ?
Cette pensée ne devrait-elle pas tirer
de nos yeux des ruisseaux de larmes ou du moins exciter dans nos coeurs ce sentiment de compassion qu’éprouva autrefois le vénérable Marcel de saint Dominique, religieux Augustin
? Comme il méditait un jour sur les peines éternelles, le Seigneur lui montra combien d’âmes allaient en ce moment en enfer et lui fit voir un chemin très large ou vingt-deux mille réprouvés couraient vers l’abîme, se heurtant les uns les autres. A
cette vue, le serviteur de Dieu, stupéfait, s’écria :
« Oh ! Quel nombre ! Quel nombre ! Et encore il en vient d’autres. O Jésus ! O Jésus ! Quelle
folie ! » Laissez-moi donc répéter avec Jérémie : « Qui donnera de l’eau à ma tête et une source de larmes à mes yeux, et je pleurerai ceux que la fille de mon peuple a perdus ». Pauvres âmes !
Comment courez-vous si empressées vers l’enfer ? Arrêtez-vous de grâce, écoutez-moi un instant. Ou vous comprenez ce que veut dire se sauver et se damner pendant toute l’éternité, ou bien vous ne comprenez pas. Si
vous le comprenez, et si malgré cela vous ne vous décidez pas aujourd’hui à changer
de vie, à faire une bonne confession, à fouler le monde aux
pieds, en un mot, à faire tous vos efforts pour être du petit nombre de ceux qui
se sauvent, je dis que vous n’avez pas la foi.
Si vous ne le comprenez pas, vous êtes plus excusables ; car
il faut dire que vous avez perdu le sens. Se sauver pendant toute l’éternité ! se damner pendant toute l’éternité ! Et ne pas faire
tous ses efforts pour éviter l’un et s’assurer l’autre, c’est une chose qui ne se peut
concevoir.
Peut-être ne croyez-vous pas encore les vérités terribles que je viens de vous enseigner. Mais ce
sont les théologiens les plus considérables, les Pères les plus illustres qui vous ont
parlé par ma bouche. Comment pouvez-vous donc résister à des raisons fortifiées par tant d’exemples, par
tant de paroles d’Écriture ? Si malgré cela, vous hésitez encore, et si votre esprit penche vers l’opinion opposée, cette seule considération ne suffit-elle pas pour vous faire trembler ? Ah ! Vous faites voir par là que vous avez peu de
souci de votre salut ? Dans cette affaire importante, un homme de sens est plus frappé par le moindre doute
du danger qu’il court que par l’évidence d’une ruine complète dans les autres affaires où l’âme n’est point intéressée.
Aussi un de nos religieux, le bienheureux Gille, avait coutume de dire que, si un seul homme
eût dû se damner, il aurait fait tout son possible pour s’assurer que ce n’était pas lui. Que devons-nous
donc faire nous qui savons que, non seulement parmi tous les hommes, mais encore parmi les catholiques,
le plus grand nombre sera damné ? Ce que nous devons faire ? Prendre la résolution d’appartenir au
petit nombre de ceux qui se sauvent. Si le Christ,
dites-vous, voulait me damner, pourquoi m’a-t-Il mis au monde ? Tais-toi, langue téméraire :
Dieu n’a créé personne, pas même les Turcs, pour les damner ; mais quiconque se damne, se damne parce qu’il le veut bien. Je veux donc entreprendre maintenant de défendre la bonté de mon Dieu,…
Il
n’y a pas d’excuse.
X. Pécheur ingrat, apprenez aujourd’hui que si vous vous damnez, ce n’est point à
Dieu qu’il faut l’imputer, mais à vous et à
votre propre volonté. Pour vous en convaincre, descendez jusqu’aux portes de l’abîme : là je vous
ferai venir quelqu’un de ces malheureux réprouvés qui brûlent en enfer, afin qu’il vous explique cette
vérité. En voici un : « Dis-moi, qui es-tu ? –. Je suis un pauvre idolâtre, né dans une terre inconnue ; je
n’ai jamais entendu parler ni du ciel ni de l’enfer, ni de ce que je souffre maintenant. – Pauvre malheureux
! Va-t-en ; ce n’est pas toi que je cherche ». Qu’un autre vienne ; le voici ; « Qui es-tu ? – Je suis un
schismatique des derniers confins de la Tartarie, j’ai toujours vécu dans l’état sauvage, sachant à peine qu’il y a un Dieu. – Ce n’est pas toi que je demande, retourne en enfer
».
En voici un autre. « Et toi, qui es tu ? – Je suis un pauvre hérétique du Nord. Je suis né sous le pôle, sans avoir jamais vu ni la lumière du soleil, ni celle de
la foi – Ce n’est pas toi encore que je demande, retourne en enfer ». Mes frères, j’ai le
coeur brisé en voyant parmi les réprouvés ces malheureux qui n’ont jamais rien connu de la véritable foi. Sachez pourtant
que la sentence de condamnation a été prononcée contre eux, on leur a dit : Perditio tua ex te. Ils se sont damnés parce qu’ils l’ont voulu. Que de secours ils ont reçus de Dieu pour se sauver ! Nous ne les connaissons pas, mais ils le savent
bien, et ils s’écrient maintenant : « Vous êtes juste, Seigneur, et
Vos jugements sont équitables »(Ps, 119 ; 137).
Vous devez savoir, mes frères, que la loi la plus ancienne est la loi de Dieu, que nous la portons tous écrite en
notre coeur, qu’elle s’apprend sans maître, et qu’il suffit d’avoir la « Lumière » de la raison
pour connaître tous les préceptes de cette loi. C’est pour cela que les barbares eux-mêmes se cachent
pour commettre leurs péchés parce qu’ils savent le mal qu’ils font ; et ils sont damnés pour n’avoir pas
observé la loi naturelle qu’ils avaient gravée dans le coeur :
car s’ils l’avaient
observée, Dieu aurait fait un miracle plutôt que de les laisser se damner ; il leur aurait envoyé quelqu’un
pour les instruire et leur aurait donné d’autres secours dont ils se sont rendus indignes en ne vivant pas
conformément aux inspirations de leur propre conscience qui n’a
jamais manqué de les avertir et du bien qu’il fallait faire, et du mal qu’il fallait éviter. Aussi c’est leur conscience qui les a accusés au Tribunal de Dieu, c’est elle qui leur dit continuellement en enfer : Perditio
tua ex te, perditio tua ex te. Ils ne savent que répondre et sont forcés de confesser qu’ils ont mérité leur
sort.
Or, si ces infidèles n’ont point d’excuse, y en
aura-t-il pour un catholique, qui a eu à sa disposition tant de
sacrements, tant de sermons, tant de secours ? Comment ose-t-il dire : si Dieu devait me damner, pourquoi m’a-t-Il mis au monde ? Comment ose-t-il parler ainsi, lorsque Dieu lui donne tant de secours pour se sauver ? Achevons donc de le
confondre.
Le
sort des catholiques pécheurs.
XI. Répondez, vous qui souffrez dans ces abîmes. Y a-t-il des catholiques parmi vous ? S’il y en a ! Et
combien ! Que l’un d’eux vienne donc ici. C’est impossible, ils sont trop bas, et, pour les faire venir, il
faudrait bouleverser tout l’enfer ; il est plus facile d’arrêter un de ceux qui y tombent. Je m’adresse donc
à toi qui vis dans l’habitude du péché mortel, dans la haine, dans la fange du vice impur et qui chaque jour
t’approches davantage de l’enfer. Arrête-toi, retourne en arrière ;
c’est Jésus qui t’appelle et qui, par
Ses plaies, comme par autant de voix éloquentes, te crie : « Mon fils, si
tu te damnes, tu n’as à te plaindre que de toi : Perditio tua ex te ». Lève les yeux, et vois de combien de grâces Je t’ai enrichi, afin d’assurer ton salut éternel. Je pouvais te faire naître dans une forêt de la Barbarie ; Je
l’ai fait pour tant d’autres, mais pour toi,
Je t’ai
fait naître dans la foi catholique ; Je t’ai fait élever par un si bon père, par une mère
excellente, au milieu des instructions et des enseignements les plus purs ; si malgré cela
tu te damnes, à qui sera la faute ? A toi, Mon fils, à toi Perditio tua ex te. Je pouvais te précipiter en enfer après le premier péché
mortel que tu as commis, sans attendre le second : Je l’ai fait avec tant d’autres, mais J’ai pris patience
avec toi ; Je t’ai attendu pendant de longues années, Je t’attends encore aujourd’hui à la pénitence. Si
malgré tout cela tu te damnes, à qui la faute ? A toi,
Mon fils, à toi : Perditio tua ex te. Tu sais combien sont mort en réprouvés sous tes yeux : c’était un avertissement pour
toi ; tu sais combien d’autres J’ai remis dans la bonne voie pour te donner le bon exemple. Te rappelles-tu ce que t’a dit cet excellent confesseur ? C’est Moi qui le lui faisais dire. Ne
t’engagea-t-il pas à changer de vie, à faire une bonne confession ? C’est Moi qui le lui inspirais. Souviens-toi de ce sermon qui te toucha
le coeur, c’est Moi qui t’y ai conduit. Et ce qui s’est passé entre Moi et toi dans le secret de ton coeur, tu ne le saurais oublier. Ces inspirations intérieures, ces connaissances si claires, ces remords continuels de ta conscience, tu oserais les nier ? Tout cela, c’était autant de secours de Ma Grâce, parce que
Je voulais te sauver. Je les ai refusés à tant d’autres et Je te l’ai donnés à toi, parce que Je t’aimais tendrement. Mon fils, Mon
fils, combien d’autres, si Je leur parlais aussi tendrement que Je te parle aujourd’hui, se
remettraient dans la bonne voie ! Et toi, tu Me tournes le dos. Écoute ce que Je vais te dire, ce seront Mes
dernières paroles : tu m’as coûté du sang ; si malgré
ce sang que J’ai versé pour toi, tu veux te damner, ne te plains pas de Moi, n’accuse que toi, et pendant toute l’éternité n’oublie pas que si tu te damnes, tu te damnes malgré Moi, tu te damnes parce que tu veux te damner : Perditio tua ex te ». Ah ! Mon
bon Jésus, les pierres elles-mêmes se fendraient à de si douces paroles, à des expressions si tendres. Y a-t-il ici quelqu’un qui veuille se damner avec tant de Grâces et de secours ? S’il en est un, qu’il m’écoute, et qu’il résiste ensuite s’il le peut.
PROLOGUE
Les Révélations et les dévoilements exprimés dans se site, ne représentent que le cheminement personnel, en relation avec la Parole du Maître Yeshua’H le Mashia’H.
Mon but n’est que de témoigner et d’informer de la vie Spirituelle En la Lumière.
J’ai été un bon catholique et fait ce qui fallait pour l’être ! J’ai été Prêtre pendant de nombreuses années, et enseigné dans la Prêtrise dans la religion mormone. J’ai chuté à deux reprises, cela a été dure pour se relever, mais par la grâce et la volonté j’ai pu me redresser.
C’est pourquoi se site n’est pas fait pour convaincre ou faire du prosélytisme, parce que je ne fais partie d’aucunes sectes, ni d’aucunes religions terrestres.
Je m’adresse qu’à ceux qui cherchent à comprendre la Parole du Maître Yeshua’H, Jésus.
Donc, pour ceux qui s’intéressent à être que des hommes Spirituellement libres en la Parole de Yeshua’H.
Je recommande de lire et d’étudier les articles et de les comparer avec les révélations et les dévoilements reçus par la Parole contenue dans la Tora’H et les Saintes Ecritures.
La Lumière consciente n’est pas celle envoyée par les luminaires, ni celle qui appartient aux autres.
Le progrès d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui.
Mon Maître a dit : « n’appelez personne sur terre, ni Père, ni Directeur et ni Maître, car il n’y en a qu’un Seul, et Il Est dans le Ciel ». Son Message est très clair, il n’y a personne qui soit Père, Directeur ou Maître de notre conscience et de notre vie Spirituelle sur la terre.
Ainsi il appartient à chaque homme d’aller en lui-même, et vérifier par lui-même, en son Royaume intérieur, si tout ce qui est dit est vrai. Non pas pour croire et admettre, mais pour comparer et réfléchir. Non pas pour avoir la foi et créer une secte et des cérémonials, mais pour êtres des hommes éclairés et Spirituellement libres.
Mais il est recommandé à tout homme de suivre la Parole sacrée. Et pour moi c’est Celle de mon Maître Yeshua’H, Jésus. Qui nous recommande de : « ne pas tuer, ne pas voler, ne pas violer, ne pas mentir, ne pas convoiter, ni la femme de son voisin, de respecter son père et sa mère terrestre, de respecter son prochain, d’avoir la charité et l’Amour, afin d’avancer dans la paix et la Sagesse. De prier et de louer Dieu, pour recevoir la Lumière et la diffuser dans le Monde pour apaiser le cœur des hommes.
BIENVENUE
PAIX, AMOUR ET LUMIERE.
Magnétique
« N’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir, » (Hébreux 13, 16).
« Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, SANS MURMURER. Puisque chacun a reçu Un Don mettez-le au service des autres en bons intendants de la Grâce si DIVERSE de DIEU, » (1 Pierre 4, 9-10).
Jacques 3, 14-16 : « Si vous avez dans votre cœur une JALOUSIE amère et de RIVALITE, ne vous Glorifiez pas et ne mentez pas contre la Vérité. Cette sagesse n’est pas celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, démoniaque. Car là où il ya JALOUSIE et RIVALITE, il y a du désordre et toute espèce de pratiques mauvaises. »

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