Cette contemplation ravive en moi le sentiment d’être le fantôme d’un souvenir dans les jardins des beaux jours, je n’ai plus le sens du monde ! Le ruban des souvenirs se déroule dans mon monde intérieur. Chaque nuit qui me sépare, absorbe les fluides du temps. Mes yeux plein de stupeur et de chagrin font défiler mon histoire. Je n’arrive pas à oublier mes solitudes nocturnes. Des étincelles douloureuses cribles mon âme. Saccagent ma conscience dans un mouvement perpétuel, continue à lutter pour réaliser ce que j’ai décidé ! Le sommeil se met à m’agacer. Je refuse de céder. Les idées se mélangent dans ma tête, tissées comme une pelote de laine. J’ai peur de céder. Impression angoissante. Mes yeux imbibés de tristesse et de mélancolie. La lumière accumule les ombres, elle se brise sur mon visage. Ma peau au goût brûlé a une odeur qui me reste de sa présence. Chagrin, vertige d’une nuit épaisse. A l’intérieur de moi-même un gouffre insondable. Rumeur qui remonte vers moi. Grouillement semblant émaner en pointillés, éternellement cloué dans mes errances. L’esprit du poète voyage, l’amour comme bagage. A la conquête des cœurs pour placer les saveurs, chasser les ombres, abattre le sombre des rêves insensés, semer la clarté, la beauté et dans les âmes innocents l’amour envoûtant. Immobile à ma mobilité. Je me sens flotter dans la matière, mais le soupir évanescent de mon corps a trouvé un trou dans l’espace profond ! L’esprit laissant ce corps immobile qui hante mon existence. Corps confectionné pour m’emprisonner, me barricader pendant de longues heures avant de me libérer. Libération, opération difficile, voir périlleuse ! Surgissant d’un seul coup un éclair noir, puis comme pour lui barrer la route, un rayon d’un blanc lumineux foudroyant, presque aveuglant, d’une puissance éclatante, brisant les molécules noires. Dans ce mouvement d’action et de protection, matérialisant mon âme. Alors apparaît le feu de l’amour à la flamme du diamant dans l’espace de grâce, avec une rapidité vertigineuse, passant d’un monde d’une tristesse insondable à un amour spirituel rempli de Sainteté, privilège presque immoral ! Je me sens si pauvre, si petit que je n’arrive pas à comprendre l’émergence spontanée de tout cet amour. Silence.
magnetique la philosophie du samaritain



L’esprit dans l’état de veille se manifeste dans l’absence de forme à la rencontre du soi, devenu l’âme vierge libre de tous les sens, reçoit l’influx illuminateur de « Je-Suis ». Elle est introfécondée, l’âme parfaitement unifiée à celui qui « EST » s’engendrant lui-même en lui-même ! L’âme est sensée se réintégrer dans la lumière. C’est alors que l’on peut voir le visage de celui qui est pour l’autre, pour Dieu, pour Soi ! C’est dans l’atmosphère de l’amour que l’humain se contemple, tel que Dieu le créa à son image. L’âme unifiée à Dieu par effet miroir peut voir le visage de l’autre, symbole du divin dans l’homme ; humble visage transfiguré dont la lumière se multiplie de génération en génération. C’est la métamorphose céleste d’une théologie mystique du visage ! Si, l’homme n’est pas dans l’osmose de l’amour, alors il observe devant lui : un visage qui se fige, qui est sans vie, de la matière seulement, au lieu du véritable visage ! Il faut de la patience, du respect avec de l’amour pour l’analyser.
Mon espace exhale une odeur subtile et pénétrante, un parfum céleste ancestrale émettant des signaux lumineux dans la confusion des espaces et du temps. Je suis dans une telle sérénité et dans une telle transparence. Codé par des signes rituels fluant mes yeux de lumière phosphorescente. Je dois faire très attention aux mots, surtout, que les événements relatés précèdent le texte. Parfois avec des surcharges affectives. Parfois les mots sortent d’une façon involontaire. J’écris et j’observe le sens de la main dans un déplacement subconscient. Des images fascinantes apparaissent dans ma mémoire, et s’imposent au paysage mental, comme à l’intérieur d’un miroir ! Le silence pesant, happe dans l’espace la substance de l’énigme au sens approprié. J’ai l’impression de devenir un esprit ensablé, embourbé entre le corps dur et la pensée invisible des choses ! Je reste néanmoins méfiant de mon exposé et de son caractère. Il ne s’agit pas d’exciter l’intérêt mal placé du lecteur, en voyageant dans le monde des chimères ! L’idée est de partager en toute honnêteté l’observation contemplative, et faire découvrir le chemin d’un blanc lumineux. Ouvert à tout homme et toute femme de bonne volonté ! Il ne s’agit pas de raconter des choses nouvelles qui se passent autour de moi sortant d’un rêve ! Sans y chercher le sens profond de cette lumière qui murmure au fond de mon cœur. Je ne cherche pas à arriver à la connaissance de la vérité par des moyens que la raison désavoue ! Je ne veux faire de mal à personne, et peu importe ce que l’on pense. Car les braves gens installent des lumières le long de leur chemin. La grâce les illumines, Ils sont
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