magnetique la philosophie du samaritain
Est-ce que la pensée est l’essence de mon existence ? Mais si, mon existence est nécessaire pour que la pensée « soit », l’acte de mon existence est impossible ! Est-ce qu’elle existe en puissance parce que j’existe en acte ? Existe-t-elle parce que je la reçois ? Alors le problème de la poule et de l’œuf sont posés, pour qu’il y est une poule il faut qu’il y est un œuf ! qui donc a créé le premier œuf ? Une fois encore le crépuscule illumine mes yeux ! Mon visage n’oublie pas le regard de mon Dieu ! Dans mon cœur la frêle évasion appartient au fruit du désir. Il transcende la source et son corps, devient le linceul de ma soif. Dans ma mémoire la Parole de son sang persiste comme un torrent tragique. L’œil de caïen s’abreuve de joie, sa foudre s’abat sur la pensée féconde de l’homme. Le serpent laisse sur le chemin l’innocent dépouillé de son courage ! Mais, l’amour est comme une abeille généreuse qui tend vers l’homme clément, et son audace sera comme le miel déposé sur ses lèvres. Ta Parole va de bouche en bouche dans l’unité du désir de ta présence. L’homme sage repousse, écarte les tentations pour le maître de l’amour. L’amour percé par la lance douloureuse, libère le liquide, ébriété de son amour au parfum sombre, et à l’émotion de sa soif !! Sa douleur est comme la foudre qui monte dévorer le ciel, déclenche l’émeute du vent, et traverse nos visages au désir sans haine que gèle nos mémoires. Dans notre ingrate liberté nous survivons par ta seule grâce au scintillement de ton sang ! ils mangent de ton corps, ils boivent de ton sang, et tu t’offres aux appétits du temps de l’homme ! Mais, au loin, sous la voûte céleste j’entends le bruit de ta colère. Car le baisé de Juda a parfumé d’un vertige, l’homme défaillant qui sombre dans l’obscur. Grâce à ton amour tu nous élèves dans ce lieu palpitant, la salle de lumière, visible de nos cœurs ! et qui tressaille dans le mien au rythme de l’horloge devant le feu de ta présence.



Mon
respect pour le calme cultive sa forme en secret ! Tempérer ma fougue. Me faire blêmir. D’où vient cette rage à forcer la bête ? Mes victoires de l’ombre ! L’imprévu fait son
charme. Mon corps gisant, la fatigue, la peur, si fort, si solide, si maître de moi. Ravagé par la vie je reste admiratif et muet ! Pas un mot d’amertume, pas une plainte dans ma bouche, pas
une larme dans mes yeux pour m’apitoyer. Trouver les paroles les plus limpides, aux couleurs de l’arc-en-ciel, qui se détache sur l’horizon pur par un liseré blanc. Aimer la vie avec passion et
en assurer les risques de la panoplie du temps. La tempête se déchaîne toujours, et je dois me battre pour rester en vie ! Je vois
Je glisse doucement dans mes draps attendant le sommeil. Ma mémoire me guide en direction de l’éveil ! il est là, rapide, puissant, total, l’esprit me libère de l’obscurité. Je flotte le long du mur de ma chambre, j’ignore où je vais ! A la chaleur de ma chair, ma pensée suit le dessin d’un ciel sinueux ! Sinueuse pensée, dont les mots qui me viennent, fonctionnent comme une machine de précision. Elle déteste et elle souffre de voir manipuler les quelques mots délicats, avec maladresse. Trouver, chercher l’immortalité de la pensée dans mon cerveau ! le mot de l’éternité caresse l’énigme que retient qu’à moitié ma raison ! Les pensées, les idées, souveraines, légitimes me viennent de par-delà le sensible. Venant danser comme des fantômes devant mes yeux éblouis,
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