MEDITATION
Je me suis évadé de l’ordre éternel de l’univers. Je viens émigrer dans ce rêve délabré. En possession de ma mémoire, comme un château restauré. Mon corps est une petite terre à l’existence précaire. Je suis un homme qui doit repousser la tentation, écarter de moi l’orgueil de son corps au ravissement de la raison. Je ne dois pas sangloter à la douleur de mes audaces. Dans mes mains j’écrase le poids de mes silences. Fervent à l’évidence de mes secrets qui me survivront, à l’odeur de la mort allégé de son parfum nocturne. Dans l’intimité de mon cœur je goûte au bonheur nouveau. ! Mais, l’esprit naturel caresse l’inconcevable fatalité. L’impression cruelle, pénible de l’âme qui me semble inséparable de ce corps. Cette idée erronée dans sa candeur est hors de doute pour moi. Dans ce rêve, mon âme enjambe la tombe de mes souffrances, un goût de paix dans mon soupir ! Il me faudra l’éternité pour raconter le temps passé, qui vient heurter la conscience de mes souvenirs. Ceux que je n’ai pas su aimer. Rattraper toutes mes larmes refoulées d’un amour oublié. Pouvoir tout recommencer, être un enfant ! Ecrire avec des mots que l’âme entend. Offrir ma vie à chaque instant, au bonheur que j’ai gardé. Oublier les jours amers, pour un ciel bleu qui émerveille. Mes étoiles ne rêvent que de gloire, de paix, d’amour et d’espoir. Effacer le verbe amer, au bonheur de mon cœur qui bat en chœur. Jouer à rêver, au temps serein rempli d’oiseaux. Prolonger l’océan de mes songes, loin des désirs de ma raison. Dans un ciel merveilleux, comme un oiseau majestueux, je vole en paix, en toute liberté avec cette noble sérénité, la peur de dépasser l’amour de la justice, cette foi sacrée ! Moments de bonheurs qui font battre mon cœur. Chaque jour de combat est un savoir être. Que c’est long, que de continuer sa route pour résumer ses espoirs et ses doutes. Au dernier souffle, tout est cours, tout s’arrête, plus besoin de discours. Le temps devient l’éternité. Comprendre les miséricordes du vice, des souillures de nos péchés. L’amour éclaire tous les doutes de ma conscience, et aplanit les difficultés sur mon chemin. Le fruit de l’amour est impérissable de l’arbre céleste, qui purifie le cœur des âmes. Cette société au voie corrompue, dément cette céleste origine de l’âme, et enivre l’homme des poisons de la science. Je sens s’épanouir en moi cette Sainte Affection dont l’Amour m’a conçu. Quelle que soit ma fortune, elle s’impose en silence avec hauteur.
magnetique la philosophie du samaritain



Du haut de la colline à l’ombre des sapins odorants, dans la brise d’un
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