Méditation
magnetique la philosophie du samaritain BON WEEK END
Je pars dans la contemplation comme le sommeil quitte le somnambule, mon âme embrasse la nuit peuplée d’étoiles. Soudain, des apparitions de voix qui parlent, produisent un vrombissement entremêlaient qui résonnent dans ma tête. Elles me transmettent des messages enflammés, à chaque battement de mon cœur, les voix m’ enseignent. Occupé à méditer, la situation aurait pu me rendre fou. Mais analyser, essayer de comprendre le message de ces voix qui me semblèrent irréelles. J’existais que pour lui ; mon Maître. Sans quoi je n’aurais jamais pénétré dans la méditation, sans chercher une explication rationnelle, ou une mise en garde sur mes lèvres. C’était dans ces conditions méditatives, dans la forme adoptée, que se diffusaient les voix. Je m’interroge sur ma possible folie ! Mais, ces voix ne viennent pas d’un délire créé par mon inconscient, ni inventées par la raison de mon esprit pour remédier à un déséquilibre mental. Ces voix me sont comme familières, agréables dans le silence de mon esprit. Une voix aux intonations douces apparaissait par-dessus les autres ! J’avais une impression, étrange, encore floue, mais je pouvais la reconnaître. C’était la voix de mon maître. Il parlait comme deux vieux amis le feraient autour d’un feu ; le feu de l’amour. Les voix se taisaient. Il avait fait son entrée sur la scène céleste, tous les visages se retournaient vers lui. Offrant, ainsi à la foule son regard à tous. Il parlait d’événement et de choses, que j’étais incapable d’inventer ! parfois même incompréhensible pour moi, car c’était des choses qui n’appartenaient pas à ce monde ! néanmoins, j’essayais de conserver un raisonnement logique. J’avais les yeux grand ouvert, face à sa lumière. J’étais à genoux, les mains croisées, sans émettre le moindre son. La paix et le calme demeuraient. Il parlait de guerre livré par les pays. De la famille, des pères et des mères, des choses qu’on avait du mal à comprendre ! il s’agissait là, de l’œuvre de notre monde. Ces Paroles ressemblaient à des coups de marteau, et de ses yeux sortaient des larmes en fusion comme des étincelles lumineuses ! Une atmosphère brûlait l’assemblée, et nos yeux perlaient sans cesse. Le Fils Unique annonçait les prochains bouleversements ! Le temps viendra, où « tous les mondes seront » ! Cet écho parvenait jusqu’à moi avec l’empreinte de l’amour, et l’esprit doux de l’innocence qui enlève le souffle pernicieux. Cette contemplation m’inonde comme le son triste d’un violent, qui raisonne encore dans l’espace de mon âme, et qui revient avec l’écho du pays de l’amour, que j’ai entrevu et n’ai pas encore atteint ! C’est le visage émouvant de l’amour. Celui de la sensibilité et de la vérité, divisées devant le désir et l’amour. Désir de bonheur, de volupté, avec les ressources de son cœur et de son corps. Se faire aimer pour soi-même avec ses surprises et ses agréments. Dessin imminent et muet, s’enflammant d’une ivresse dans un secret de pureté. Je quitte la contemplation avec la sueur d’une sensible émotion extrême. Et des larmes qui coulent et qui tombent comme le tintement de cristaux !



Je médite par un temps douteux, nuageux, mais bon vent ! La pensée tourbillonne tout se calme et le ciel se dégage. Ma vue pointe à l’horizon. Je suis ralenti par la raison ! Un doute contraire persiste. A la moindre alerte le voile me recouvre. Pourtant je me retrouve assis sur le sable devant l’océan, je reste la bouche béant ! L’onde se met à briller, je vois le flot et l’écume, je suis émerveillé. En admiration, mon œil ruisselle de houles et du chant du goéland. Je reste là sans dire un mot. Comment prouver le néant de toute existence, le vide de la matière, avec ce spectacle qui me donne la chair de poule ! Sensiblement mon esprit se charge de lumière. Elle m’encercle peu à peu, dans une lente spirale blanche. Tout mon corps est englouti. Elle continue de tournoyer, et de former un grand halot d’un jaune étincelant. Elle me saisit, m’entraîne avec elle, sous un ciel éternel. Je tourbillonne à en perdre la tête. Autour de moi des millions d’étoiles plongent dans la galaxie. Vous qui aimez, si vous voyez, c’est un monde si beau, où tout est immense. Ce que je ressens, ce ne sont pas des sentiments, ni de la dévotion, ni de la tendresse provisoire, basées sur des amours rapides, violentes et passagères. L’amour a comme un visage calme et détendu ! Elle n’est pas une matière simpliste, une suite de sensations indépendantes les unes des autres, sans cohérence. Elle est constante, transcende la douceur et la tendresse. Elle injecte dans notre vie, des rêves ! Certains dissimulés, d’autre de bon augure. Quelquefois, elle s’abreuve en triomphe, elle sommeille, joue de la résistance ultime. Convaincue, s’attache et épouse ! Naturelle, exaltante, commode, l’amour qui ce joue comme un jeu, met à nu complet le cœur dans les ébats qu’elle autorise ! Voilà que l’éternité m’accueille dans cette contemplation, éclairé par les rayons
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