Méditation
L’amour, cet infini qui enjambes le temps de ton âge ! Sa lumière tourne vers moi ses rayons colorés. Dans la contemplation, l’amour pose sa douceur comme un gant de velours. Je supporte la couronne épineuse de certaine nuit, grâce au chœur de son amour. Je mâche ma faim comme un vase fragile. L’évidence est à l’origine de ta force : la pensée, qui ouvre la Parole recluse ! Evasion de la lumière accessible aux idées rompues ! Tu imagines mon Dieu, l’arbre aussi à l’obsession de ses racines plongées dans la terre qui le nourrit. Qu’a-t-il fait pour qu’il soit brûlé par le soleil, et fouetté par le vent ? Toi dans l’invisible, c’est en nous que tes pensées s’attardent ! Tu veux écarter nos idées sombres, en mesurant la raison de l’homme aux creux vertigineux. Mais, c’est par le pouvoir et le souffle de ton amour, que tu nous guides vers la source. Elle demeure et jaillit de ta force. C’est là, notre épreuve issue de ta soif ! Caution de ton amour, que tu nous offres à chaque pas. Tu veilles et je contemple ! Qui pose dans tes mains le regret de son mal ? Tu as été cloué par l’émeute de la foule, et tu gardes l’odeur de ton sang ! Grande est la conséquence de ton amour. Vertige par lequel tu as été élu. Tu épargnes celui qui t’as blessé de sa haine. Tu penches vers ta grandeur dans un parfum de douleur, comme l’encens brûle vers un ciel dévoré. Un centre pur à la circonférence défaillante étranglée par l’amour ! La course défaillante qui gravite autour du centre est libérée par un désir sans haine. Hors du centre tu veilles à la régularité de la circonférence. La rivière de ces intelligences amplifient le désir de ta soif demeurée aussi fraîche. Ces intelligences brûleront comme de la paille sèche dans les plus chaudes traces de la soif de justice. L’appétit du sage, fonde sa loyauté en embrassant cette fièvre profonde dans l’inconscience ! l’âme ressasse au scintillement du sang un mouvement têtu cosmologique. Où toute chose est hors de modification de son devenir. Vrai principe auquel tout doit être rapporté ; la vérité. C’est-à-dire à l’être et au principe suprême. Principe de l’existence de la multiplicité fondé elle-même sur l’unité dont elle est issue, est contenue !
magnetique la philosophie du samaritain



Dans la contemplation, je marche à travers un monde de couleurs aux images dans lesquelles je suis emprisonné ! Je vois cet infini en souriant avec condescendance. Je me sens solidaire, sans jamais prendre sur elle de supériorité ! Dans la contemplation j’ai comme une claire vision du monde. Mais parfois, quand des questions traversent mon esprit, et que je suis dans l’impossibilité d’y répondre, je m’efforce de vite les en chasser ! Car il ne sert de rien de mettre de l’ordre dans mes pensées, de peur de les rendre encore plus confuses ! Il vaut mieux laisser faire le temps. L’amour est une bonne étoile qui ne disparaît pas, même, les soirs de brouillard. Quand il n’y a plus rien, j’ai encore la prière. Il reste dans mon esprit, les murmures des mots dont je n’ai pas donné encore leurs beautés ! Leurs éclats séducteurs passent dans mon esprit comme un beau paysage. Je n’arrête pas de rêver, de vider ma tête de seaux de mots pour que mon âme ne se noie pas ! La lassitude aux membres, et le souvenir trouble d’un cauchemar alourdissent ma tête, et paralyse mon cerveau. Mon cœur frémit de peur comme une flamme tremblante. Je me réveille en ayant le sentiment d’avoir commis une faute ! Je suis encore gagné par l’angoisse, et je repousse dans le vague un flot de pensées. Mais, avec une évidence fulgurante, l’image de mon réveil s’impose à moi. Dans mon silence je sens se dérober se rêve troublant de mots, et sur mes joues les traces de tout le sel de mes larmes. Cette manifestation de mots constitue ma personnalité, mon individualité humaine, et la spiritualité de mon existence. Ce par quoi tous ces mots sont manifestés par la Parole, et la Parole elle-même manifesté par rien !
Je ne suis pas un contemplateur ordinaire. Je ne souris pas de ce temps refermé pour être une parodie. Je contemple avec une émotion éclairée, envahie par la douce créature pour laquelle je ressens une amitié particulière. Elle me révèle sa vraie nature. A son contact je retrouve mon calme. Elle préfère le silence par le mouvement, la justesse du ton, et la précision dans l’évènement à chercher mot à mot ce que je vais aimer pour demain. Je pense aujourd’hui mon bonheur, et je le mets aux petits soins à l’abri. Sa lumière, et un léger vent pur, enveloppent, chassent mes chagrins et le goût de l’angoisse, pour les suspendre au bois de mon roi ! Je ne peux écrire sans être troublé, sans retourner auprès de lui, à genoux au pied de la croix, d’avouer…., de comprendre que je suis qu’un captif, qu’un homme prisonnier de ce corps, et qui ne pense pas tout le temps à lancer le regard vers la croix. Parfois, j’ai les réflexes d’un homme imposé par la géoïde. Non pour déserter le ciel, mais pour accomplir le bien auprès de ceux que j’aime. Mais, quand je te vois accroché sur le poteau, je me dis, comment un homme peut-il asservir un autre homme ? C’est une insulte à la vie. La peur me tord le ventre. Je contemple avec un simple au revoir qui peut prendre les allures d’un adieu !
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