Méditation
Je vis par la seule vertu de mon cœur profond, parmi le temps qui s’écoule. Mon corps est un lieu où il n’y a pas de place pour la pierre et le vent, mais le
double voyage où je pourchasse l’amour. Ici, très loin dans mon cœur à la fascination du bonheur, mon corps ressasse son humble liberté. Mon âme aux appétits de l’air quémande sa Présence. Il
appelle mon cœur au soleil, éclaire ma mémoire. Il est le bruit de mon plaisir. Vivant, je reconnais de loin le cri de ses pleurs. Il a séduit l’homme de ses pas, laissé dans ses blessures les
gestes de l’amour. Son sacrifice habille le corps de mon âme, et mon ciel appartient à son royaume. Je m’endors avec les Anges pour rompre la distance. Dans le bonheur de l’instant je tiens son
parfum dans mon cœur. Je mesure le jour dans l’éveil confiant de sa beauté. Dans ma tête se croise des milliers d’étoiles, jusqu’à leur éclat ultime. Je sens un bonheur qui se faufile entre mon
corps et mon âme, et m’envahit avec le halo de l’arc-en-ciel. J’ai la capacité d’un être humain, et par la grâce la force de gagner le temps. Mais, la réalité s’impose cruellement, la terre a ses
violences. Dans sa chair défaillante l’homme a ses vertiges, mais la chaleur de l’ amour de mon maître, est mon asile. Il m’élève dans les demeures de
feu pour guérir mes froides blessures. Dans ses bras puissant de lumière il brûle l’obscur, et l’amour devient visible. Les Anges sont à la porte de mon cœur, j’espère l’amour et il
l’invente !
magnetique la philosophie du samaritain



L’heure joue au cœur de la nuit, et soudain mon cœur apparaît visible. Mon anxiété infantile masque une inquiétude profonde, viendra-t-il ce soir ? En attendant, je ferme les yeux et
mes souvenirs s’embrouillent. L’anxiété me fait mal ! Mon visage est exténué, et la peur me crispe. Je suis nerveux depuis la veille. Cependant, je suis de nature optimiste et joyeux, mais
j’ai l’impression que quelqu’un d’autre pleure en moi ! La tristesse échappe à mon contrôle, envahit mon corps, et la compassion me déchire, je ne comprends pas ! La douleur c’est
incrustée dans mon esprit. Je me remémore tout un passé. Le souvenir plaisant de ma petite mémé qui me faisait avec tant d’amour ses bonbons aux carottes. Elle me témoignait tellement
d’affection, je l’aimais et l’admirais. Cette merveilleuse et nostalgique apparition me fait comprendre que rien ne peut abolir notre enfance. Dans les moments de sa jeunesse, on pense plus à ses
rêves et ses plaisirs, que l’on passe à côté de ceux qui nous aiment sans les voir. C’est le temps de l’insouciance et de l’exploration. Peut-être que je réveille une frustration de ne pas avoir
porté assez d’attention à ma petite mémé ? Elle était si tendre, et son sourire me ravissait. J’ai pénétré sagement dans cette nuit, et la sagesse a brûlé de furie contre la mort de la
lumière ! La séparation macabre d’un être qu’on aime anéantit la banalité quotidienne, et la tristesse est le prix de l’amour de chaque instant. Pourtant, je sais dans chaque cellule de mon
corps qu’elle a gagné la vie, et qu’elle est entrée dans l’harmonie de la vérité. La mort pour l’homme est une épreuve exaspérante. Pour Jésus lui-même ! Dans le jardin de Getsémané,
n’a-t-il pas dit : « Père éloigne de moi cette coupe » ! Alors qu’il était lui-même un Dieu ? Mais, la réalité s’impose cruellement, c’est le temps très long de la
séparation, temporelle pour certain ! Je me suis laissé aller aux sentiments, c’est le miracle de l’équilibre ! Ma pensée nomade m’entraînant, me traînant par la bougeotte de l’esprit
insatisfait, insaisissable, m’amenant à l’adolescence ! Je suis las, c’est une méditation cotonneuse. Mais, au réveil mon esprit est radieux ! Et dans mes yeux fatigués s’engouffre un
amour abondant !
N’est-il
pas vrai que le temps atténue la souffrance ? La douleur dans la chair est aussi vive, dans mon esprit les images de la violence des hommes apparaissent. Le mal n’a rien perdu de sa force.
Je médite, mais qui, peut avoir une claire vision du monde ? L’homme a endurci son cœur, il est devenu une carapace. Le mal a déclaré une guerre d’usure, il mettra à dure épreuve la
résistance. La philosophie est devenue une pensée ! alors, qui a sorti l’homme de la terre pour en faire une âme vivante ? Cela est passé dans l’attente, elle est belle et douce,
l’attente, comme une terre fertile ! L’amour veille au fruit, du geste du premier jour, à l’usage du plaisir et à la juste raison d’aimer. Le courage a ouvert les yeux de l’homme, il est
devenu le créancier furieux de la connaissance. Coutumier de l’oubli, dans l’invisible le mal l’envahit. Mais, le Maître ne s’arrête pas à la création sans destin ! Il écrase la tête du mal
pris à la sagesse. Il constate que les siens survivent à son sacrifice ! Il y a toujours des hommes assoiffés de sang. J’ai trop de chagrin pour que des larmes sortent de mes
yeux.
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