Méditation
Je
contemple, je regarde, il est étendu là, le ciel, d’un bleu sans fin. Le soleil dans son incandescence brille comme de l’acier en fusion. Couché sur mon rêve, je me noie dans ce ciel bleu !
Mon esprit oscille doucement avec un léger crissement électrique, parcourant mon aura. Je me balance au dessus de mon corps, poussé par le vent solaire. Je voyage sur les océans doucement agité
comme sur une toile peinte, qui vague au bout du pinceau de son maître ! Mes yeux attirés par des lueurs, semblables à des fils d’or qui s’installent sous la voûte céleste. Je reste là,
entre deux mondes à contempler ! Le paysage se confond entre le ciel et la mer dans une lumière éblouissante, presque palpable. Pouvoir la toucher, la sentir comme une soie toute
dorée ! Mais, je ne pouvais qu’entendre le gémissement, le crépitement faible de la lumière,un chuchotement régulier comme la brise des vagues. Le temps passe, je suis dans un lieu hors du
monde, et je contemple toujours avec un regard émerveillé, jusqu’à ce que le bleu du ciel soit englouti par la nuit ! A l’horizon, mon âme se déplace au dessus des montagnes sombres. Mon
village apparaît lointain ! Je suis oppressé dans cette obscurité qui me pèse. Je veux rejoindre mon corps. Comme je pensais cela, le voile de la
nuit s’entrouvre. Le matin est là, ma tête bourdonne, j’en perds les sens, il fait jour et ma chambre semble brumeuse ! Je suis cloué dans la sueur au drap moite de mon lit. Chaque nuit est
un nouveau jour de bonheur, et chaque jour une blessure de plus ! Je voyage entre deux mondes, l’un est un monde où n’est que l’amour, l’autre est ce monde au bord du néant avec son lot de
drogues, de violences, d’illusions familiales, de crimes, d’horreurs de guerres, de pouvoirs, de pollutions, ce monde de fous qui nous rend plus fou ! Ce monde qui devait être un paradis,
mais qui est devenu l’enfer !



Le contemplatif n’est-il
pas d’abord comme un poète qui invente un langage moulé sur ses sentiments, et de ce qu’il y a de plus intime en lui ? Il traduit sa pensée à rimer et à rythmer les mots, comme le son d’une
musique ! Il contemple de son regard pénétrant pour répondre aux appels de ses sentiments les plus profond.
Avec allégresse je ramène
les nouvelles de ma contemplation, je l’aime, je la vante, je l’écris. Elle reste une bienveillance lointaine, une science rapportée des textes anciens. Nous pensons à chaque chose nouvelle comme
une modernité, alors qu’elle préexiste depuis des temps anciens !
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