Méditation
Il n’est pas un jour, un moment, où ma pensée s’élève dans le cours du temps, pour retrouver sous des pas fugitifs, la trace de Ta voie Lumineuse. Entre le soleil et la terre, j’attends l’approche de Ton Rayon, afin de
regagner là bas, Ton Royaume de Lumière par le chemin de tes ondes, où s’attarde
l’odeur de ton Parfum.
Je prononce Ton Nom au seuil de la petite porte Céleste, brûlante. Là, je
brûle sans me consumer avec le bruissement des étincelles où circulent Ton Nom, et
où Ta Voix ne cesse d’être ! Dans un silence que ma paix peut supporter, j’interroge
mon âme complice, emmurée de Lumière. A l’intérieur de mon corps immobile, mon
esprit s’illumine au miroir profond de la Lumière. Tout s’étincelle et se meut dans un inexorable Présent.
Je T’appelle de ma lampe morte, de ma chair endormie, la réminiscence de mon âme
tend vers la chaine brûlante pour traverser le voile. Sans songer, je franchis les lieux, les années du temps à la dérision du mental. Mon âme brûle, dans ce
cœur qui bat je m’élève les yeux ouverts. Avec la Lumière et le bonheur de la
grâce, je marche dans le Céleste d’autrefois, où mon âme dans l’infini ressuscite.
L’espace et le
temps peuvent mentir à la chair encore endormie ! Qui n’a pas su voir dans la Lumière la solitude de son âme ? Mais un
Ange parle pour elle, ses murmures frôlent ses songes qui remontent comme les odeurs d’un bouquet de fleurs. Elle lui faudra l’éveil, pour qu’elle s’élève
enfin à la lueur de Son Souffle. Pour qu’elle sache que vibre en elle un être de Lumière, qui la sépare de sa chair comme une étoile.
A quoi bon une âme qui brille au bout de la Lumière, et qui reste sans réponse. La chair professe la Lumière, Le Christ, mais elle est comme une lampe morte. Elle ouvre la bouche avec des paroles qu’elle échange comme une bête hurlante ! Le souffle de certains hommes est comme un nuage vide qui s’élève vers un monde illuminé sans couleurs vivent. Ils
ont la transparence des ondes infrangibles, dont la fréquence est inférieure au Rayonnement du Royaume Céleste et Visible qui les sépare.
Ce sont vers ces lampes obscures que beaucoup d’hommes tendent leurs mains.
O Seigneur, Toi Seul par qui je peux croire en l’Eternité ; en contemplant au lieu de Vie. La chair est une espèce de vie ! Mais la plus Belle, Elle Est et Elle vient de là bas, de Lumière en Lumière je l’appelle. Les âmes justes comme autrefois savent s’élever de leur songe et de leur rêve. Les âmes brûlantes de prièrent sont comme des chants
Célestes, elles ne sont plus elles, mais la Lumière du Royaume, mais des églises
dans le Ciel, mais toute la gloire qu’elles chantent ! Je T’appelle, O Seigneur, de
ma chair morte, de mes lèvres closes, de mes yeux fermés pour illuminer mon cœur. Si je respire encore, si mon
cœur s’illumine, c’est que Ta Lumière Brille toujours, Celle que j’ai vu à l’instant même du premier rayonnement de mon âme.
La Divine Providence a bien voulu que, je révèle au monde les faveurs extraordinaires qu’Elle accorde à ma misérable créature. Non pour le vain désir de l’ego de la chair, mais pour l’accomplissement et le dessein de l’Eternel envers les âmes de cette génération. Afin d’apprécier les secours intérieurs qui seront
nécessaires par la faculté de l’esprit. Et de la nécessité de sauver son âme, en étant gouverné directement par la
Lumière Divine Elle-même. De sorte que la Divine Lumière gouverne notre âme par la
direction de Sa Voix, dont nous jouissons dans cette vie, pour nous conduire dans
les endroits sécurisés et gardés par les Anges !
Nous sommes des temples vivants où Sa Lumière séjourne en nous. C’est le signe de
Son Amour en cette vie de la fin des temps, et par lequel nous recevrons les
instructions intérieures, commun à tous les bienheureux, et aux justes vivant dans les nations et les peuples de cette
génération. Chacun peut-être conduit, guidé, suivant la Lumière qu’il aura reçu. Il obtiendra son bien, sa consolation, afin de franchir les épreuves
monstrueuses, abominables qui s’abattront bientôt sur toute la terre et dans le Ciel.
Le Seigneur traite chaque créature comme il le veut.
Moi-même, un jour je suis tombé avec le silence du Ciel, et dans l’abandon, je me suis relevé quand une petite lueur a commencé à réchauffer une parcelle de
mon cœur et de mes entrailles ! La foi a laissé faire Sa Volonté, j’ai vu la charge de mon fardeau, et mon cœur a gémi sous le poids.
Le serviteur a enseigné aux peuples :
« Il a écouté, sondé, mis en ordre un grand nombre de paroles agréables, transcrites exactement, ce sont des Paroles Véridiques. Elles sont comme des aiguillons ; les auteurs de recueils sont comme des CLOUS PLANTES. C’est le Don d’un seul pasteur,
tires-en instructions ; on ne finirait point de faire un GRAND NOMBRE de LIVRES, et beaucoup d’étude est une FATIGUE pour le CORPS.
Ecoutons la conclusion de TOUT le discours : craint Dieu et observe Ses Commandements. C’est là TOUT L’HOMME. Car Dieu fera
passer TOUT ŒUVRE en JUGEMENT, au sujet de TOUT ce qui EST CACHE, soit BIEN, soit MAL (a) ».
Mes chers Frères, et mes chères sœurs, puisons ensemble dans la Source même de la Lumière, et du
Saint-Esprit qui Est En Dieu, et qui produit de grands changements dans notre intérieur, Amen.
a) Ecclésiaste 12, 9-14.



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