Je lutte pour ne pas
perdre la résonance, la communication, Mais le voile qui me sépare de l’autre monde s’épaissit ! Je renifle une odeur d’ombre, celle d’une âme apeurée. Ma vision se brouille, mon cœur bat
comme un tambour qui résonne dans l’espace. Je sens couler de mon front, les gouttes de l’angoisse ; étrange ! Souvent ces ombres viennent taquiner mon monde intérieur. L’œil de mon
esprit voit l’image d’un fantôme dans une enveloppe déformée. Il veut m’impressionner, mais j’ai la force mentale d’un compétiteur, et la pédagogie du prof que je suis, constate, identifie
l’esprit ! Dans ma contemplation l’énigme est au rendez-vous ! Veut-il me faire peur ? Me faire douter de mon Maître ? Ne sait-il
pas que l’âme la plus dangereuse est celle que personne ne craint ! L’amour est une puissance invisible solidement enraciné dans les particules de la matière. Il est l’ennemi juré du mal.
Toutes ces ombres se présentent comme pour me défier ! Chaque combat, pour eux, est une victoire. Ils luttent tous contre un même ennemi, celui qu’ils affrontent depuis le début des
temps ! ils sont comme une armée redoutable. Mais, je descends d’une famille de chevalier qui ont combattu et vaincu les ennemis de mon Maître. Je porte les Armoiries des Simoes (Simao) du
Portugal, et des Martello d’Italie, nom connu par les tours Martello de Corse, construites par mon ancêtre, et d’autres tours connues dans le monde. Notre Famille a joué, et joue surtout, un rôle
protecteur, ce pourquoi on sait faire, et ce pourquoi j’ai été choisi ! Je n’ai de pouvoir que celui que m’accorde mon Maître ! L’humilité doit être une constante coutumière, car c’est
que dans cette réalité invisible, que Dieu se fait voir à notre intelligence. Elle pousse l’esprit humain à aller jusqu’au bout de lui-même dans sa quête de l’absolu ! La transfiguration et
l’élévation ne peuvent se faire qu’en passant cette petite porte qui n’existe que dans l’infiniment petit pour nous ouvrir vers l’infiniment grand !



Je
contemple, je regarde, il est étendu là, le ciel, d’un bleu sans fin. Le soleil dans son incandescence brille comme de l’acier en fusion. Couché sur mon rêve, je me noie dans ce ciel bleu !
Mon esprit oscille doucement avec un léger crissement électrique, parcourant mon aura. Je me balance au dessus de mon corps, poussé par le vent solaire. Je voyage sur les océans doucement agité
comme sur une toile peinte, qui vague au bout du pinceau de son maître ! Mes yeux attirés par des lueurs, semblables à des fils d’or qui s’installent sous la voûte céleste. Je reste là,
entre deux mondes à contempler ! Le paysage se confond entre le ciel et la mer dans une lumière éblouissante, presque palpable. Pouvoir la toucher, la sentir comme une soie toute
dorée ! Mais, je ne pouvais qu’entendre le gémissement, le crépitement faible de la lumière,un chuchotement régulier comme la brise des vagues. Le temps passe, je suis dans un lieu hors du
monde, et je contemple toujours avec un regard émerveillé, jusqu’à ce que le bleu du ciel soit englouti par la nuit ! A l’horizon, mon âme se déplace au dessus des montagnes sombres. Mon
village apparaît lointain !
Commentaires Récents