Méditation
Je contemple, et mon âme plonge dans l’éternel espérance. Gloire à toi, mon Maître invincible, génie de l’amour. L’esprit
logé dans l’étroit cachot de notre corps, enferme l’œil dans la raison borné dans sa nature. La liberté est dans le destin de l’homme, mais la bête veut lui en priver. Dans son être déchu et
imparfait, il veut élever sa pensée par sa seule force ! Mais, dans sa douleur et ses profondeurs, il se souvient de son Dieu parce qu’il se sent un cœur. Les réminiscences de la lumière
remonte de ses souvenirs descendus des cieux. Le juste contemple dans le silence éternel le souffle créateur qui inspire sa foi à le servir. La présence de son existence réside dans le sentiment
intérieur ! Il excite notre foi par la clarté venu d’en haut, mystère contenu dans la vie, le mouvement et l’être ! Il est le verbe qui a revêtu la forme de son nom sacré. Il s’est
offert en sacrifice. Il rompt les barrières du temps et de l’espace en chevauchant les ondes et surpassant le vent. Le Maître est la substance essentielle du sacrifice. Il régénère sur le feu de
l’amour en faisant crépiter la flamme de la vie et de l’immortalité. Il concentre la force vitale de toutes les énergies ! Il est le Maître du cosmos et des âmes. En grésillant sur le feu du
sacrifice, il accroît sa puissance et régénère tous les bienfaits spirituels. C’est un feu qui coule comme de la lave sur le monde. Il s’est jeté le premier sur la braise pour devenir une
source sacrée dans l’esprit des croyants. Il est le Maître de l’énergie vitale propre à soulever l’univers !
magnetique la philosophie du samaritain



Je suis libre, libre de voyager dans cet univers astral. Mon esprit se libère de son corps, et traverse le tunnel lumineux pour s’élever très haut dans les cieux. Le brouillard de ce
début du mois de novembre recouvre le clocher de mon petit village. A travers un espace, je regarde le lac au loin, sur sa surface, brille mille petites étoiles. Je vois le minuscule port de
Paladru qui abrite quelques petits bateaux. Distraction pour les pêcheurs et les vacanciers de l’été. Je me déplace dans ce brouillard qui m’apparaît comme des petites masses d’un blanc
cotonneux. Mon esprit les traverse très lentement, et remontent le long de mon corps astral dans un bruitage de grésillement électrique. Je sens me parcourir comme de légères vibrations
accompagnées d’une douce odeur qui imprègne mon espace. Cet assemblage éparpillé, de matière anarchique, est comme une immense sculpture informe en perpétuel changement. Je reste là, suspendu un
long moment, avec des yeux gustatifs, secrétant, retenant dans ma mémoire ce souvenir éclatant et permanant. Ces mouvements vus d’en haut me font vivre des aventures comme des petites séances de
film, avec leurs histoires que je regarde passionnément. Pensant à toutes ces merveilles, je m’élève de plus en plus haut, si haut au-dessus des collines, que j’aperçois les rayons du soleil.
Prenant de la vitesse, je dépasse quelques oiseaux nocturnes que je distançais. Soudain, je suis devant l’horloge de mon église, il est quarte heures, et je dois mettre fin à mon petit voyage. Je
regarde comme si c’était la dernière fois, dans cet univers éternel, ce merveilleux paysage qui s’offre à moi. Tristement, je retourne dans cet homme le cœur encore chaud, que je pénètre
calmement avec l’essentiel dans mes yeux ! Mais, je suis comme un commentateur, un observateur au carrefour de la matière entre la vie et la mort. Cette route que doit suivre son âme vers la
lumière, où alors, celle qui serpente aux enfers. A nous de choisir, entre celle qui nous conduit au bonheur réel, ou celle d’inspiration aux séductions illusoires ! C’est là, la double
image que l’homme se fait de lui-même, parce qu’il ne se connait pas. Il exprime sa prise de conscience par rapport aux éléments qui opèrent, et le déchirent dans ce fondement du libre arbitre,
mais constructif au regard de la Conscience éternelle !
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