Méditation
La Lumière, mon Dieu, organise la matière et assure la
continuité de la vie. La vie a son essence dans la Lumière. Le monde de la matière mis en mouvement, change et se modifie par informatisation de la
Lumière. C’est un phénomène qui se manifeste et qui se répète d’une façon continue dans le monde organique. La multiplication des codes à la vitesse de la
Lumière, révèle des mutations organiques de la genèse à l’homme moderne. Les formulations répétées à grande vitesse dans les êtres cellulaires n’entraînent
pas une évolution des espèces aux idées Darwiniennes, mais une sélection organique par la Lumière où sont enfermées, incorporées les informations choisies
dans des cellules hautement organisées comme dans l’ADN. Les séquences pluricellulaires informatisées, et retenues par la combinaison des générations successives sont classées dans la grande
œuvre de la vie, du règne végétal au règne animal. Mais l’œuvre fondamentale est celui de l’homme, là où dans la contemplation je vois la grande déferlante Lumière, mon Dieu, avec ses rayons ourlés d’éclat, brûlant mon corps vieillissant, et insufflant l’énergie nécessaire pour me sortir du néant ! Mon âme douloureuse
d’impatience, déformée par la matière lourde, empêche mon élévation vers le ciel. Dans mon esprit flottant j’attends de retrouver le contact direct avec la Lumière. Les souvenirs de la matière, la vie, affluent dans mes pensées. Sur l’échelle de mon temps, je ne fais que subir l’éternité ! Je m’habitue peu à peu à ce
monde de Lumière, à ce feu, à cette chaleur qui enveloppe mon cœur, à ces images qui échappent à mes pensées, à ces mouvements de l’esprit incohérent qui
m’envahissent à contre courant de la Lumière ! Et puis, voilà les coups de rayons qui me prennent par surprise et m’emportent dans l’illumination. C’est
la douche perpétuelle, la grâce, l’aventure au faisceau lumineux qui me saisit. C’est la croisière aux paquets de Lumière qui me transporte par bon vent
solaire, glissant sans bruit comme sur un bateau, je tangue dans le mal céleste aux reflets des étoiles, et dans une navigation d’oscillation magique. La contemplation est devenue ma bible, mon
livre de Lumière où je puise une somme inépuisable d’imagination Sacrée ! Je suis le vagabond des lumières infatigable, qui reste d’abord dans un corps
de matière lourde, puis à bord de cette matière légère ! Mais dès que le vent solaire force dans une direction que je n’ai pas choisi, prémédité, alors mon esprit navigue au grès de la
brise. Instable et sensible au moindre souffle, livresque de mes pensées forment comme des petits ronds dans l’eau de cet océan céleste. Où les images sont des balises, des signaux pour la
traversée céleste, avec lesquelles je me hisse dans les hauteurs par les courants de pensées qui débarquent dans ma tête. Rythmé par le temps, je m’élève dans l’accomplissement des séjours dans
ce monde contemplatif. La grâce m’accorde la patience Angélique. Charger bien souvent d’appréhension, j’entame la traversée céleste comme un capitaine, maître à bord de mon âme, où mon corps
s’amarine au pied de la grande voûte bleue. Là, mon cœur repose sur une mer calme, au souffle ralenti qui me prépare au but prévu par le Maître des âmes ! Dans mon corps, observatoire de
l’âme flottante. C’est là, à l’entrée de la grande bleue du ciel que je bascule, que naît ma contemplation inopinée, et que manifestement je ne maîtrise pas vraiment !! Bien souvent,
apparaît au début les embruns d’une confusion indescriptible de pensées anarchiques, dans l’angoisse du moment, cherchant à repérer, les yeux grands ouverts, le phare d’entrée éclairant la baie
céleste lumineuse vers la Lumière libre…c’est ainsi que je passe les tourments et que je mets le cape pour
l’action contemplative loin de la terre !
magnétique la philosophie du samaritain



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