LA PHILOSOPHIE ET LA POLITIQUE
UNE BOMBE HUMAINE

J'aime bien cette expression de socrate (469 et
399 ans avant Jésus-Christ), si souvent citée : " il n'y a rien qui soit ni un bien, ni un mal ; tandis qu'il existe deux choses, dont l'une est un bien " le savoir ",
et l'autre est un mal " la sotte ignorance ".
La philosophie, un art par ses
pensées empruntées aux concepts, que par son but avoué ! le philosophe plane sans cesse et s'efforce à exalter, à fortifier, à exiter la pensée et l'amour du sage. Cette volonté, évidente,
systématique, cache bien souvent un dessein politique ; il y a une conception d'état derrière l'expression philosophico-politique ! souvenez-vous du discours de François Fillon du 10/06/2004 où
il dit : " la raison philosophique n'est jamais éloignée de l'idéal Républicain..."
Ce caractère philosophique ne peut-être
négligé, car les deux notions philosophie et politique sociale se mêlent intimement dans la conscience du peuple. On retrouve ses racines dans la tragédie antique avec Socrate.... qui
incarne un héroïsme propre à la racine du philosophe.
Socrate condamné à mort et mis au pied du mur sur son devenir après la mort et sur le devenir de
l'être ! La tragédie de Socrate passionne une partie des philosophes et les politiciens spectateurs qui restent froids, montrent leur inférieurité devant le public de leur
temps.
Socrate ouvre notre horizon spirituel et accapare notre sensibilité dans un patriotisme ardent face à la mort, dévoile sa pensée dans une
communion humaine, nous entretient devant cette partialité injuste et cruelle.
Il nous rapproche de plus en plus quand l'objet de notre amour est prochain et précis, notre attention envisage l'idéologie ou l'expérience !
Les livres évocateurs, l'intellectuel ébloui par des aspects panoramiques, envisage le sentiment de la pensée philosophique comme un aveuglement générateur d'un crime. Mais au contraire,
l'homme d'état, aux prises avec les péripéties de la vie collective, considère le philosophe comme un élément dynamique colportant aux étudiants et aux publics un concept ennemi de l'état ! Mais
Socrate le citoyen universel instruit la cité....!
Socrate ne s'attache pas à toutes les contingences philosophiques dans son action première ! Il combat le système de l'état, et un système n'est pas
autre chose qu'une conception fermée, bornée, étroitement déterminé.
Socrate va s'appuyer sur le " concept " dialectique, le rigoureusement parler, qu'il développe suivant certains point de vue et dans
des directions variées. Le concept de Socrate, c'est le fruit intellectuel de la pensée à la racine verbale et à la forme itérative réfléchie. C'est l'action au sens spécial et technique. Alors
la philosophie un vide que l'on remplit avec des mots ?
Socrate naît en 426 avant Jésus-Christ, il vécut à Athènes. C'est en se rendant à Potidée, et en lisant sur le fronton du temple de
Delphes ces quelques mots " connais-toi toi-même " que Socrate devint Socrate.![]()
Socrate n'a laissé aucun écrit. Ce que nous savons de lui vient des témoignages des autres, et en particulier de son élève
Platon.![]()
Socrate est un homme qui se réclame de la raison et d'une raison universelle. Alors que les sophistes composent, éblouissent par l'ingéniosité de l'argumentation et
par la beautés de style, ils émeuvent et en émouvant ils persuadent, Socrate brise les longs discourts par de courte réponses avec une rigueur rationnelle. Sa dialectique
s'adresse à l'intellect, et non l'affective, qui a pour but de convaincre. Il introduit la définition du particulier à l'universel. Socrate fait prendre conscience, que par un travail en
commun sur le discours commun, on peut parvenir à un discours juste. La définition juste sera, comme une géométrie, le principe de la déduction juste. Cette définition est
un concept fondamental.![]()
Socrate invente la dialectique démocratique par laquelle surgira " la vérité ", par un dialogue commun, d'accord en accord, basée sur des concepts vrais.
La mort de Socrate est une énigme. Pourquoi a-t-il été condamné ?
Il semble que Socrate ait soulevé la colère des réactionnaires " Ce hâbleur détourne la jeunesse de notre enseignement
", déjà à cette époque Socrate montre aux étudiants et ouvre la voie conceptuelle dialectique basée et définie par la raison universelle. Il
fait peur aux politiciens par son concept, il va , vient interroge, vit la vie de la cité, il prouve que sa science est non seulement applicable mais appliquée. Sa méthode de réflexion, fondée
sur la discussion, et appelée maïeutique ( art d'accoucher les esprits) amène l'interlocuteur à découvrir la vérité qu'il porte en lui.![]()
Socrate nous dit, puisque la raison est une, il faut que la vertu soit une, quelle que soit la diversité des cas auxquels elle s'applique. Nul n'est méchant
volontairement. Le méchant c'est l'ignorant et il est malheureux. Dans la diversité des occasions où il se réalise, le bonheur est un et vise l'universel. Raison, vertu et bonheur sont trois mots
qui désignent une même essence. Voilà, Socrate si loin, à 2 500 ans de notre génération et si près.
En exécution de sa sentence, il but calmement la ciguë, s'entretenant de l'immortalité de l'âme avec ses disciples, comme le rapporte le phédon de
platon.![]()
Socrate est enseveli sous sa légende, " le moule est-il cassé de ceux qui aimaient la vertu pour elle même, un Confucius, un Pythagore, un Thalès, un Socrate ? "
(Voltaire).
Mais, Socrate savait qu'un bel article ou un beau livre peuvent avoir une énorme influence, mais beaucoup plus insinuante l'action de la
parole, plus direct, le moyen auditif est plus vivant, plus entaînant. Surtout dans les milieux populaires, où peu savent lire, et quand ils savent lire, peu lisent. Dans ces milieux, les
propagandes se font principalement de bouche à oreille. D'où l'importance du meneur, que l'on peut " VOIR et ECOUTER ", mais où, des contacts, des échanges, des
ailliances peuvent s'établir. Alors qu'il est facile de ce défendre contre un livre. Il suffit de le fermer.
Socrate bafoué, vaincu, rejeté que soit son
concept dialectique, d'un esprit révolutionnaire, sa vérité n'est pas moins évidente quand le malheur de l'heure correspond en tous points au mépris et à la peur dont il est
l'objet.
La philosophie de Socrate est plus que
l'outil du philosophe, elle est l'âme et en est la raison, par analogie même ; sa dialectique est beaucoup plus que l'outil de l'homme d'action, elle doit en être l'âme, la
raison, l'expression même de l'ordre verbale à observer, à défendre et à servire.
magnetique la philosophie du
samaritain
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ATTENTION, je ne recrute pas pour une secte ou pour une église,


