Je vous invite à voir le blog de Yves Lafont mis dans mes favoris. Son ouvrage est des plus intéressant. Il paraît simple dans sa composition, imagé dans son langage mais d’une grande concision. Il cherche pas à donner une image de l’enseignement telle qu’elle se présente. C’est la constitution d’un recueil d’image pour faire mieux saisir l’essentiel de la voie intérieure de l’être telle qu’elle est dans sa beauté. Il exprime à travers l’image « la beauté dans l’univers du vivant » et il va me permettre de m’exprimer dans 3 ou 4 articles sur la beauté.
LA BEAUTE DANS L’UNIVERS DU VIVANT
Je traverse l’existence dans cet univers vivant pour enfin savoir qu’elle existe la beauté. C’est là à mes yeux le plus grand mystère, penser quitter ce monde sans que la moindre beauté ne vienne m’émerveiller.
Malgré ce monde de violence engendrée par l’homme, elle existe la beauté, omniprésente, pénétrante, conforme à la loi de la vie. Elle possède le temps de croître, de se transformer et d’être quelque chose d’importante. C’est l’aventure de la vie qui aboutit à chacun de nous, unique et irremplaçable.Je me sens désabusé, mais je suis celui qui toujours s’étonne ! Car je sais que je suis unique et que l’unicité de deux êtres, représente un don inouï.
Je suis un être unique mais tous les autres le sont aussi.
J’ai l’impression quand même d’être un être bizarre, bon à être exposé dans un musé ! S’affirmer, se révéler par touche homéopathique et finalement n’avoir de sens que face aux autres.
C’est la condition d’une vie ouverte, compréhension juste, qu’elle ne risque pas de s’enfermer dans un narcissisme mortifère, car toute unicité sollicite et n’aspire qu’à d’autres unicités ; la beauté attire la beauté.
L’être unique s’observe dans l’ESPACE et le TEMPS :
a) dans l’espace : les êtres s’identifient et se différencient.
Cette originelle ouverture dans l’espace et le temps est à l’image d’une cascade au bruit rythmique qui puise sa force à la source. Cette beauté analogique tire sa force de son essence.
La beauté existe par voie naturelle dans toute sa dimension affective et sensorielle, puisée de l’élément insensible affecté par un flux sensible vers la réalisation sensorielle, ainsi se compose les éléments de sensation directionnelle d’affectation et d’émerveillement significatif.
b) Dans le temps : chaque action, chaque connaissance acquise, vécue sont marquées par la manifestation de l’unicité ; c’est-à-dire d’être unique. Dans ces instants heureux, de paix et de beaux, se manifeste en moi des sentiments uniques liés à ma condition physique de mortel.
La beauté me hante et me rappelle qu’elle est de très courte durée, c’est pourquoi elle me lie à l’unicité du moment. La beauté dans sa façon d’exister est unique, la beauté réside dans sa perception spontanée sans cesse reconduite.
A mes yeux, être unique commence avec la possibilité d’une beauté. Elle n’est pas un visage au milieu d’autres visages ou d’un être existentiel au milieu d’autres êtres existentiels. Elle transforme chaque être dans sa génération présente. A l’image d’une fleur qui tend vers la plénitude de son éclat.
Cette observation active notre sens du sacré, c’est l’observation de ce qui est, qui existe de la vie du mouvement et qui s’anime par un mécanisme interne.
La beauté s’exprime par le mouvement interne et se matérialise par le mouvement externe dans l’expression de celui qui est. La beauté s’exclame à la vue de celui qui est dans sa plénitude présence, c’est-à-dire dans le désir d’exister, d’être dans son plus bel éclat de mouvement et de réalisation. C’est l’émerveillement face à la vie d’une fleur, d’un minerai, d’un animal, d’une étoile, d’une création artistique ; l’artiste exprime le mouvement interne dans le désir d’exister par la reconnaissance et par la réalisation externe de ce mouvement.
HUMAINEMENT
Notre sentiment humain émet une onde transcendante qui nous enveloppe et nous traverse dans sa dimension métaphysique. Elle est la transcendance de la réalité. C’est de cette réalité de la beauté que naît celle du langage, de l’écriture et de l’amour qui s’installe à l’intérieur de chaque être, et s’entrecroise en un réseau de circulation de présence en présence que ressent chaque être de tendre vers cette présente beauté. Désir de soi désir de l’autre, désir d’une transfiguration mystique pour rejoindre le désir originel dont l’univers me l’a fait apparaître d’une splendeur manifeste. La beauté transcende chaque être dans une relation qui l’élève et le dépasse.Dans ma contemplation émotionnelle spontanée, je vois ces êtres dans leur existence naturelle, et de ma lumière intérieure je vais à la rencontre de ces autres lumières données qui sont visualisées et captées dans la spontanéités du présent matérialisé, porté à l’intérieur de mon être, et transparaissent dans l’espace de ma contemplation dans leur vrai nature d’existence.

Cet ensemble de contemplation provoque une étincelle apparition, par des ondes de même fréquence, qui rythme à l’unisson de mon battement de cœur dont chaque être porte à son origine. La rencontre se situe à l’éveil de l’esprit et dans l’intimité de l’âme par cette étincelle où résonne comme un air musical l’immortelle beauté du vivant. La rencontre de ces âmes et de ces êtres met en évidence une pulsion authentique dominait par un ardeur amour invulnérable et immortel. Ce don déposé, venu d’une grâce Divine, hérité d’un signe étincelant, associé spontanément à cette beauté et bonté ressenties. Cette générosité choisie donne un principe de vie infinie à ces êtres dont la source n’en font qu’un.
C’est par cette reconnaissance des êtres et des choses sensibles que commence l’élévation de l’âme, vers ce monde qu’elle cherche dès l’origine naissance, et qui constituera par osmose cet état suprême. Au-delà de toutes formes que l’esprit anime et dont l’amour suprême désire, qui est à la source, de montrer cette beauté différenciée invisible dans une beauté visible qui ne doit pas être aimée pour elle-même, car elle dépasse l’apparence par la sagesse que l’on voit en un être, non dans son apparence extérieure des sens mais dans sa beauté « lumière intérieure » qui illumine par son essence, tend vers l’harmonie suprême, se répand autour d’elle, se déverse comme une œuvre bienfaisante dans l’être organique élémentaire, opérante dans une vérité absolue de la vie ouverte qui se justifie en soi dans l’ordre de la vie.
« Sagesse lumière » qui permet de passer et de dépasser la notion de beauté formulée par la raison qui flatte efficacement dans un besoin d’exalter ce qu’il y a de plus pervers dans l’œuvre d’une création humaine, nourrie, identifiée à la générosité de la source originelle.
Immense don qui engendre compassion et miséricorde, mais non au dépend de la justice suprême qui a été accomplie sur la croix.
UNIVERS BEAUTE
Dans l’univers réside la beauté originelle. Manificience que la nature nous révèle et nous fait partager son agréable beauté, à l’image d’un visage de femme angélique par analogie existentielle : au rayonnement d’un ciel étoilé, à la magnificence de l’aurore, du couchant à la vue du monde, à la majesté d’un ruisseau traversant les gorges des montagnes et arrosant les plaines fertiles, à la montagne dressée avec ses pentes verdoyantes aux vallées fleuries, à une oasis présente au cœur d’un désert, à un olivier au milieu d’un clergé, à la superbe course d’une panthère dans la savane, à l’envole d’un troupeau de canards sauvages au-dessus des montagnes. Je m’étonne et m’émerveille dans une méditation à chaque fois unique, que l’univers me permet de voir et de m’offrir.
IL EXISTE UNE BEAUTE CONSCIENTE CHEZ L’ETRE HUMAIN
La raison mentale qui est une action mécanique, visualise et exprime uniquement le désir que provoque la beauté par la combinaison de traits extérieurs et par des appétits réfléchis dirigés par la raison et la réflexion calculatrices. A ce niveau l’homme jouit d’un degré d’intelligence et de liberté pour en faire un usage pervers de la beauté. Bête sociale et féroce cherchant par tous les moyens sophistiqués à assouvir ses instincts primitifs de tromperie et de domination. Le physique et le mental cristallisent le sensoriel et le charnel dans le mouvement du vivant. A savoir que le physique et le mental sont des composants du corps de l’homme matériel que l’âme et l’esprit transcendent. C’est là, que se confond la vrai beauté vu avec les yeux du cœur qui affecte l’âme, l’esprit, suscite, l’amour originel qui relève de l’être intérieur omniprésent pour la communion finale.
Magnétique